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Interview Juillet 2005
Pascal Pigato
Directeur de FKF Sports - Fischer France
FKF Sports, fondée en 1986 par Bruno Pigato, est le distributeur exclusif et officiel des Skis Fischer pour la France, FKF distribue aussi les marques EXEL, AKU....
1 / Bonjour, que pouvez vous dire au sujet des changements au sein du monde du ski (Salomon – Atomic) ?
Il pourrait y avoir des changements dans le futur, en effet,
Fischer et Salomon travaillent en étroite collaboration.
100 % des skis de fond Salomon sont fabriqués par les usines de Fischer en Autriche et en Ukraine suivant les modèles.
Pour 2006 – 2007, Fischer va fournir 150 000 à 200 000 paires à Salomon.
En contre partie, 100 % des fixations de ski de fond et semelle SNS des chaussures de ski de fond sont des fabrications de Salomon.
Jusqu’en 2008, les accords se poursuivent, mais après ??
2 / Et pour le Ski Alpin ?
Fischer à enfin décidé de nous soutenir à hauteur de 50 % de l’investissement en France dans notre démarche « ski alpin »
et la saison 2004 – 2005 est très encourageante !
Il y a plusieurs axes à ce succès :
• Stéphane Cattin l’entraîneur personnel du champion Suisse Von Grunigen vient de rejoindre Fischer comme responsable course.
• Il y a maintenant chez nous, des personnes qui s’occupent des comités Dauphiné, Savoie et Mont-blanc et qui font tourner de nombreuses paires de ski de test.
Nous avons à cet effet investie pour les comités, les clubs et les écoles de ski dans du matériel course dans nos locaux de Alby sur chéran.
• Le troisième axe est la création d’une ligne de ski exclusivement française, ceci suite à une observation sur les habitudes des skieurs français. Et un effort particulier afin de prendre des positions sur le marché de la location de ski. En France, 50 % des skis sont des skis de location.
• Et enfin les bons résultats du skieur français Thomas Fanara en coupe du monde, Thomas Fanara est l’un des 7 jeunes que nous sponsorisons.
Propos recueillis par Jm Lemaux - jml@808.fr
# mobile : +33 06 62 58 91 90
Interview Juin 2005 :
Alain Chavance
Directeur du cabinet de commissariat aux comptes et d’expertise-comptable Mazars à Annecy-le-Vieux (74)
Mazars en quelques mots…
Mazars est un cabinet français indépendant d’audit, d’expertise-comptable et de services aux entreprises. Mazars accompagne plus de 10 000 clients en France et à l’international en s’appuyant sur un réseau de 5 300 professionnels présents dans 62 pays.
En France, ce sont environ 2 000 personnes qui se mobilisent, au travers de 25 bureaux implantés sur tout le territoire, pour offrir une réponse de proximité aux attentes de leurs clients, de la petite entreprise aux grands groupes cotés, répartis dans tous les domaines d’activité.
Plus d’infos sur : http://www.mazars.fr
1/ Bonjour, selon vous, le passage pour les entreprises aux nouvelles normes IAS/IFRS constitue-t-il une révolution ?
Tout d’abord, il convient de rappeler que l’utilisation du référentiel IAS/IFRS ne concerne aujourd’hui en France que les sociétés cotées et éventuellement les sociétés qui établissent des comptes consolidés : le règlement européen approuvé en 2002 impose en effet aux sociétés cotées européennes d’utiliser à compter de 2005 le référentiel IAS/IFRS pour l’établissement de leurs comptes consolidés. Concernant les sociétés non cotées, elles sont libres d’opter ou non pour l’établissement et la publication de leurs comptes consolidés en normes IAS/IFRS. En revanche, aucune option n’est ouverte à ce jour pour l’établissement et la publication des comptes sociaux des sociétés françaises qui doivent par conséquent continuer à produire des comptes conformément aux dispositions du Plan Comptable Général.
Pour les sociétés concernées par le nouveau référentiel comptable, sans parler de révolution, on peut dire que les IFRS ouvrent une nouvelle ère comptable puisque ces normes privilégient une vision économique, basée sur la juste valeur, alors que jusqu’à aujourd’hui, les comptes des entreprises étaient élaborés en privilégiant plutôt des considérations juridiques ou fiscales.
Les nouvelles normes mettent également l’accent sur l’information financière et à ce titre, les notes annexes des entreprises contiendront des informations beaucoup plus détaillées qu’aujourd’hui, notamment sur les résultats par secteur d’activité.
2 / Quels sont les principaux impacts à attendre sur les comptes 2005 des entreprises concernées ?
Il est difficile de répondre précisément car les comptes de chaque entreprise seront impactés de façon différente selon le secteur d’activité, les modes de financement et les pratiques comptables antérieures. On peut néanmoins citer les conséquences suivantes, qui devraient être communes à de nombreuses entreprises :
- les durées d’amortissement des immobilisations corporelles seront revues, ce qui pourra entraîner des impacts significatifs notamment pour les sociétés industrielles,
- les goodwills ne seront plus amortis mais feront l’objet de tests de dépréciation annuels,
- tous les instruments financiers seront enregistrés au bilan à leur juste valeur,
- les engagements sociaux et les opérations de location financière seront systématiquement comptabilisés au bilan, comme le préconisaient mais sans l’imposer les règles françaises, ce qui pourra conduire dans certains cas à revoir à la hausse la dette affichée dans les comptes des entreprises, et donc détériorer certains ratios tels que le « gearing » (ratio de dettes sur fonds propres), l’un des indicateurs les plus utilisés par les banques lors de l’octroi de crédits.
3 / Les sociétés rencontrent-elles des difficultés dans le cadrede ce changement de référentiel comptable ?
Sur le chantier en lui-même, beaucoup de sociétés ont tardé dans leur préparation aux IFRS, soit parce qu’elles attendaient une pause dans le processus de normalisation, soit parce qu’elles ont sous-estimé l’importance des travaux à réaliser : les nouvelles normes s’appliquent certes à compter de 2005, mais leur mise en œuvre nécessite également de convertir les comptes 2004 afin de disposer d’un référentiel comparable.
Par contre, de nombreuses sociétés ont fait l’effort ces dernières années de faire évoluer leurs règles et principes comptables afin qu’ils soient compatibles avec les normes IFRS : en adoptant les méthodes préférentielles préconisées par les textes français (par exemple, la comptabilisation des provisions pour engagement de retraite) mais aussi du fait de l’entrée en vigueur ces dernières années de nouveaux textes sur les passifs et plus récemment sur les actifs dont l’application pouvait être anticipée.
4 / Les petites et moyennes entreprises seront-elles concernées un jour par ce nouveau référentiel ?
Depuis plusieurs mois, l’IASB, l’organisme qui élabore les normes comptables internationales, travaille sur un projet de normes comptables pour les petites et moyennes entreprises. Des simplifications seront sans aucun doute apportées aux normes IFRS actuelles et certaines normes pourraient même ne pas être retenues. En l’état actuel du calendrier, ce nouveau référentiel à destination des PME pourrait être mis en application au mieux pour le 1er janvier 2008.
En conclusion ?
Les nouvelles normes internationales sont un outil indispensable pour aboutir à terme à un seul référentiel comptable, comparable entre toutes les entreprises. Elles vont néanmoins dans l’immédiat mettre à l’épreuve la communication financière des entreprises, notamment celles pour lesquelles le passage aux IFRS affectera de façon sensible le résultat ou le niveau d’endettement. Afin d’éviter la perte de repères des investisseurs ou du grand public, on ne peut que leur recommander de faire preuve de pédagogie et de transparence.
Propos recueillis par Jm Lemaux - jml@808.fr # mobile : +33 06 62 58 91 90
Interview 23 Mai 2005 :
Bertrand Roy
Président des Skis LACROIX à Ecully (69)
LACROIX en quelques mots…..
Depuis plus de 30 ans, la société Skis Lacroix fabrique des skis de prestige, sobres et élitistes, intégrant une forte valeur ajouté en matière d’innovation et de technologie.
Plus d’infos sur : http://www.ski-lacroix.com
1 / Alors je profite de ce rendez-vous avec vous, afin de connaître votre avis sur le changement de propriété de 2 des principaux acteurs du monde de la glisse ?
En plus de Salomon et Rossignol, il faut aussi ajouter l’acquisition de VOLKL par K2, il n’y a pas si longtemps.
Ces achats sont naturels, au contraire de beaucoup d’autres activités, il n’y avait pas beaucoup de regroupement dans le monde du ski.
C’est maintenant chose faite et ce mouvement est logique, avec 4 à 5 millions de paires de ski par an, il n’y a pas de place pour une multitude d’intervenants.
Il va y avoir des changements de processus et une plus grande compétitivité au niveau des prix, il est bien possible de voir arriver des licenciements !
2 / Et pour les skis Lacroix, il y a un risque d’être en position de proie pour une autre entreprise ?
Rien à l’ordre du jour, pour Lacroix, pour le moment.
3 / De gros changements pour l’hiver 2005 – 2006 ?
Nous sommes sur un marché spécifique pour le ski, celui de l’objet de luxe et nous allons amplifier cette situation avec un nouveau segment dans notre gamme.
Des skis très innovants entre 1000 et 3000 Euros ! Nous avons déjà un modèle à 3000 Euros en vente
et aussi le ski Lacroix ULTIME à 15000 Euros et + suivant la demande des clients.
Notre clientèle est en dehors du système classique d’un acheteur de ski.
Notre gamme est résolument orientée vers les skieurs à fort pouvoir d’achat et qui veulent marquer leur différence.
Nous allons orienter de plus en plus notre clientèle vers un esprit club avec des programmes d’exceptions qui seront exclusivement réservé pour eux.
Un peu comme cela est déjà le cas pour les acheteurs de voitures de prestige ou les membres de cartes très haut de gamme (Visa Infinite, American Express Platinum ou Centurion), etc….
Propos recueillis par Jm Lemaux - jml@808.fr
# mobile : +33 06 62 58 91 90
Interview juillet 2005 :
Alain COLLOMB
Directeur du réseau BNP Savoie – Haute Savoie – Pays de Gex
1 / Quelle est l’actualité de BNP Paribas (secteur Savoies-Leman) en ce premier trimestre 2005 ?
BNP Paribas souhaite développer son réseau d’agences, et particulièrement en Pays de Savoie. Nous y comptons à l’heure actuelle 24 agences, et nous y poursuivrons notre développement en ouvrant 5 nouveaux points de vente sur la période 2005/2006, soit un accroissement de plus de 20% de notre réseau d’agences.
2 / Et au niveau du recrutement ?
Le développement de notre réseau d’agences passe forcément par le recrutement de nouveaux collaborateurs. A ce titre, BNP Paribas compte parmi les premiers recruteurs de France (3 200 nouveaux collaborateurs recrutés en France en 2004), et le réseau des Pays de Savoie participe bien évidemment à cette dynamique.
3 / BNP Paribas, banque de jeunes ?
La conquête de clientèle se fait notamment auprès des jeunes, qui représentent 40% de nos nouveaux clients. C’est dire si l’enjeu est important ! Pour satisfaire cette clientèle exigeante, BNP Paribas a développé de nombreux services innovants et dédie exclusivement des conseillers à nos jeunes clients.
BNP Paribas travaille par ailleurs « main dans la main » avec de nombreuses associations étudiantes locales, principalement sur l’Université de Savoie, le Groupe ESC Chambéry ou encore dans certaines écoles d’infirmières.
4 / Depuis début 2005, comment sentez-vous l’activité locale ? Les entreprises de Haute-Savoie semblent être en plein développement ou plutôt en période de doute vers un ralentissement et une crise future ?
Il convient de nuancer l’analyse selon les secteurs d’activité. Mais globalement, l’importante progression de nos résultats commerciaux par rapport à un millésime 2004 déjà très performant prouve bien que l’activité économique locale reste très dynamique. En effet, les entreprises bancaires sont en quelque sorte un baromètre de cette activité économique, et nos progressions en terme de distribution de crédits prouvent à la fois que les entreprises investissent et que BNP Paribas leur apporte sa confiance.
Enfin, notre volonté d’ouvrir de nombreuses nouvelles agences confirme notre confiance dans le potentiel économique de la Haute-savoie.
5 / En 2005, vous êtes plus dans une logique de prudence (au niveau de leur situation de découvert, ligne de crédit, financement) envers les entreprises des Pays de Savoie ou au contraire dans une logique de développement et de confiance dans le dynamisme des entreprises locales ?
Aujourd’hui les entreprises sont dans un contexte de concurrence forte, où les marges sont faibles mais où les risques sont en contrepartie peu élevés. Nous accordons donc des crédits aux entreprises désireuses d’investir, et ce sans grande réticence. D’ailleurs, pour compléter la question précédente, BNP Paribas connaît une progression de ses encours de crédit aux entreprises supérieure à la moyenne du marché, ce qui se traduit par un gain en parts de marché. Ceci prouve notre volonté de distribuer du crédit aux entreprises désireuses d’investir, et donc notre confiance dans leur dynamisme.
6 / Les prix de l’immobilier pour les personnes sont très élevés dans la région, pensez-vous que nous pouvons arriver à une bulle immobilière localement ? Les moyens de financements changent pour l’immobilier, que pensez-vous des solutions des crédits sur 50 ans comme nous en entendons parler ? n’est-ce pas trop difficile à mettre en œuvre ?
Nous ne pouvons pas parler de bulle immobilière comme au début des années 90 car le marché est aujourd’hui plus sain. Il s’agit pour l’essentiel d’achats immobiliers pour se loger et non pas d’investissements à caractère purement « spéculatif ».
BNP Paribas propose aujourd’hui des prêts d’une durée maximale de 30 ans, ce qui répond aux besoins du marché. Nous observons globalement que les Français empruntent de plus en plus jeunes pour acquérir leur résidence principale : pour vous donner un ordre d’idée, il y a 10 ans ils empruntaient en moyenne à l’âge de 35 ans, sur 15-20 ans. Aujourd’hui ils empruntent vers 25-30 ans, pour une durée de 25-30 ans.
PS : un grand merci pour son travail à Sébastien Sanchez – responsable des comptes jeunes de BNP – PARIBAS
Propos recueillis par JM Lemaux – jml@808.fr – mobile : +33 06 62 58 91 90